Pump

de Joseph David – 2012/2016 – documentaire, performance, fiction – 59′ – L’image d’après

bande annonce 1’18

Sélectionné au Festival Visions du Réel 2017 à Nyon en Suisse en compétition internationale moyen métrage, à l’European Media Art Festival (EMAF) à Osnabrück en Allemagne, avril 2017, aux rencontres de de Bandits-Mages Bourges, au festival L’Acharnière à Lille (Prix Pictanovo) , aux Rencontres de Fisennes en Belgique, au Marquee on Main Film Festival à Washington NC, au Black Huts Festival à Hastings et à l’Open City Documentary Festival à Londres, au Festival Videoformes à Clermont-Ferrand (mars 2018), aux 17e Rencontres du Cinéma Européen à Vannes (Compétition 1er documentaire), aux Irrécup Erable 2018 #13 à La Gare Expérimentale à Paris 19e (mai 2018).

Deux hommes : Joseph David et Andrew Kötting. Deux paires de bras pour une action : POMPER. Perché à huit mètres au dessus du sol, le duo s’active à mouvoir une étrange structure sur un viaduc de béton.Vestige de la voie d’essai de l’Aérotrain, le monorail reliant Saran à Ruan dans le Loiret est le théâtre d’un périple de sept jours durant lequel deux Sisyphe élisent domicile dans une UHM (Unité d’Habitation Mobile) pensée pour eux.Pourquoi pompent-ils ? Nous n’en savons rien, eux non plus ! Tout ce que nous savons, c’est qu’ils s’évertuent à pomper, allant d’un point à l’autre du tronçon long de 18 kilomètres. Des champs de la Beauce jusqu’à la forêt et la banlieue d’Orléans, ils posent leur regard sur le monde d’en bas avec lequel ils communiquent parfois, et sur le monde d’en haut dans lequel ils se sont isolés.Finit-on par arriver quelque part lorsque le voyage n’a d’autre but que celui d’être fait ?

Coproduction : L’image d’après, Le Fresnoy – Studio national des arts contemporains. Ce projet a reçu l’aide à l’écriture de CICLIC – Région Centre, l’aide individuelle à la création de la DRAC Centre – Val de Loire, l’aide à la création Arts Plastiques de la Région Centre – Val de Loire, le soutien de la Fondation SmartBE, l’aide au développement de le Procirep-Angoa et la Contribution financière du CNC

En ligne de mire

de Jean-Baptiste Thoret – 2016 – Documentaire – 52′

extrait 3’30

Diffusé en mars 2016 sur Canal+ Cinéma et Ciné+, sélectionné au Festival WARM à Sarajevo, juin 2016

Résumé
Le documentaire de Jean-Baptiste Thoret part à la rencontre de cinéastes français, d’historiens et de chercheurs qui ont réalisé des films de guerre ou les ont étudiés. Tous répondent, à leur manière, à cette simple question : comment filmer la guerre ? Autant de visions personnelles et convaincantes sur ce cinéma de genre. Bertrand Tavernier (CAPITAINE CONAN), Bruno Dumont (FLANDRES), Clément Cogitore (NI LE CIEL, NI LA TERRE), Jean- Pierre Jeunet (UN LONG DIMANCHE DE FIANCAILLES), Florent Emilio Siri (L’ENNEMI INTIME), Jean-Jacques Annaud (STALINGRAD), Michel Hazanavicius (THE SEARCH), Alice Winocour (MARYLAND) : chacun revient sur son expérience de réalisation d’un film de guerre, sur sa vision du genre (sont évoqués le cinéma de Samuel Fuller, le J’ACCUSE d’Abel Gance, LES CARABINIERS de Godard, LACOMBE LUCIEN de Louis Malle, DEMINEURS de Kathryn Bigelow…), son évolution, la difficulté à l’aborder tant d’un point de vue financier que technique. Qu’est-ce qui décide un réalisateur à choisir ce genre ? Est-ce un désir de pédagogie, de divertissement, de « propagande » ? Pourquoi choisir de reproduire cette guerre-ci et pas celle-là ? Quels sont les besoins spécifiques à ce cinéma de reconstitution ? Quels dilemmes les points de vue de chacun suscitent-ils ?

Production : Beall productions

Critique Télérama du 26/03/2016 Pourquoi filmer la guerre ? Et pourquoi aller voir ces films ? Les images qui envahissent les réseaux sociaux et les jeux vidéo ont-elles modifié notre façon de voir la guerre et donc de la montrer ? Mais aussi, comment échapper à La 7e Compagnie ?! Hantés par le cinéma américain, les réalisateurs français interviewés par Jean-Baptiste Thoret se sont posé ces questions et ont trouvé leur propre mode de narration. Alice Winocour (Maryland, 2015), Florent-Emilio Siri (L’Ennemi intime, 2007), Clément Cogitore (Ni le ciel ni la terre, 2015) ont choisi l’hyperréalisme, le grand spectacle ou le fantastique… Tous intimement persuadés que les films de guerre écrivent l’Histoire, ils réfléchissent sur la meilleure façon de réaliser ce travail de mémoire à partir de l’indicible. Jean-Pierre Jeunet et Bertrand Tavernier reviennent sur le film de Spielberg, Il faut sauver le soldat Ryan (1998), tandis que Christophe Gans analyse La Chute du Faucon noir, de Ridley Scott (2001). Et quand Bruno Dumont évoque une scène du J’accuse d’Abel Gance (1919), c’est pour illustrer l’idée que la magie du cinéma réveille les morts. Ces va-et-vient entre les différentes cinéphilies sont passionnants et les propos, très riches. Le mot de la fin revient, noblesse oblige, au doyen, Jean-Luc Godard : « Ce qui a changé, c’est qu’aujourd’hui les salauds sont sincères. » — Anne Dessuant

Une journée ordinaire à Kinshasa

de Marie-Ange Poyet – 2002 – documentaire – 6′ – Corbis, Agat Films

extrait 6’11

Résumé :
Un Président de la République aux prises avec la guerre qui déchire son pays, un mariage mondain, une rencontre de femmes violées en Ituri à l’Est de la République Démocratique du Congo qui demandent justice, un concert monstre, un ministre de la Paix enlevé et libéré, des quartiers sans électricité, une population qui arrache la vie à la misère…

Sang contaminé :
l'autre scandale

de Marie-Ange Poyet – 2013 – Documentaire – 52′

Résumé

Au milieu des années 80, le scandale du « sang contaminé » éclate. A cause de transfusions réalisées avec des produits infectés, des centaines de personnes contractent le sida. L’affaire éclabousse médecins et responsables politiques. Alors que la polémique enfle en France, le drame se poursuit silencieusement à l’étranger. Une grande quantité de lots contaminés sont livrés en Tunisie, en Libye, en Grèce, au Portugal et en Argentine, où de nouvelles victimes apparaissent.

L’affaire refait aujourd’hui surface : des centaines de personnes demandent réparation après la mort de leurs proches. Enquête sur les dessous du scandale.

Production : Canal +, Lundi Investigation, Al Jazeera , Bellota Films

La critique TV de Télérama du 28/09/2013

C’est une histoire gigogne. Celle d’un scandale sanitaire français qui a éclipsé, des années durant, ses victimes irakiennes, tunisiennes, grecques ou libyennes. Car si l’affaire du sang contaminé a ébranlé l’Hexagone dans les années 1990, son versant international a bénéficié, comment dire, d’une véritable discrétion… Tandis qu’en novembre 1985 le ministère de la Santé interdit, tardivement, la commercialisation des poches de sang non chauffées — qui a causé la contamination de milliers de personnes par le sida —, son exportation continue jusqu’en février 1986. Aux manettes de ce lucratif commerce qui visait à écouler des stocks de sang prélevé dans des milieux à risque ou des pays aux standards de contrôle «relâchés », un laboratoire privé, l’Institut Mérieux. « Les pays destinataires n’avaient pas d’exigence sur la qualité des produits fournis », osera déclarer son pharmacien en chef. Alors pourquoi se gêner ? En Irak, les cinq fils hémophiles contaminés d’Oum et Abou Walid Jabar seront appréhendés par la police, regroupés avec les autres malades VIH dans des établissements de Bagdad ou déportés dans des prisons reconverties à la hâte. Dans l’Irak de Saddam, le sida est tabou, ses porteurs considérés comme des criminels. Si la Tunisie de Ben Ali choisit de ne pas porter plainte, cent vingt procédures émanant d’Irak ou de Libye sont lancées. Aucune n’a abouti. Prescription des procédures, absence de saisissement du dossier par un juge, pressions sordides sur les proches… ces victimes lointaines et pauvres n’ont droit ni à la reconnaissance ni à l’indemnisation. Il faut entendre Abou Walid raconter la négociation avec Sanofi, qui a racheté Mérieux : « I nous ont proposé des sommes insignifiantes. Et ont menacé de bloquer les vaccins à destination de l’Irak si on faisait trop de bruit. » Fermez le ban ! — Marie Cailletet

Destination Ostula

de A. Viatte – 2001 – documentaire – 52′ – Gédéon programmes, Planète

extrait 1’42

Résumé
En 1948, l’historien françois Chevalier explore à dos de mulet une région très enclavée de la côte pacifique mexicaine, le Bas-Michoàcan. En cheminant à travers cette nature sauvage, il rencontre la communauté indienne d’Ostula, alors en conflit avec la population métisse et blanche des villages voisins. Cette aventure restera pour lui une étape fondatrice d’une approche singulière de la discipline historique. Curieux de tout, photographe de talent, François Chevalier adopte en effet une démarche d’historien anthropologue peu commune à l’époque. Cinquante-trois ans plus tard, trois jeunes historiens, anciens élèves d François Chevalier, partent sur ses traces, au Mexique, afin de lui rendre hommage. Production / Diffusion : Gédéon Programmes, Planète.